La Chine est une République populaire socialiste et multinationale. C’est le troisième pays le plus grand au monde avec un territoire d’environ 9 600 000 km (Vandermeersch, p.15) situé dans la partie nord de l'Asie. Elle est délimitée par 15 000 km de frontières terrestres, partagées avec 14 pays possède une façade maritime de 14 500 km. Elle est bordée, au nord, par la Russie et la Mongolie, au nord-est, par la Russie et la Corée du Nord, à l’est, par la mer Jaune et la mer de Chine orientale, au sud, par la mer de Chine méridionale, le Vietnam, le Laos, la Birmanie, l’Inde, le Bhoutan et le Népal, à l’ouest, par le Pakistan, l’Afghanistan, le Tadjikistan et au nord-ouest, par le Kirghizistan et le Kazakhstan. La Chine possède dans ses eaux territoriales quelque 5 400 îles, dont deux vraiment importantes, Taïwan et Hainan (Chieng et Betbèze, p.6).
La Chine divisée en 23 provinces
Villes et urbanisation
La Chine est le pays le plus peuplé du monde. On y recense aujourd’hui plus de 1.3 milliards d’habitants et celle-ci devrait atteindre, selon certaines prévisions, 1.5 milliard d'habitants vers 2033 (Chieng et Betbèze, p.8). Pendant les premières années d'existence du régime communiste, l'optimisme règne et il n'existe aucune mesure de limitation des naissances. En 1949, la Chine était déjà le pays le plus peuplé du monde et avoir beaucoup d’enfants était une bonne chose pour la politique nataliste de l’époque. Dès 1953, devant l'ampleur de la croissance démographique, les communistes sont contraints de prendre les premières mesures de freinage. En 1980, la politique de l’enfant unique limite la croissance de la population, «évitant» ainsi 400 millions de naissances (Chieng et Betbèze, p.8).
Aujourd’hui, alors que dans les campagnes chinoises le développement semble s’être interrompu, les plus grandes agglomérations se sont soudainement transformées en métropoles de plusieurs millions d’habitants. Près de 50 villes chinoises dépassent le million d’habitants. Les grandes villes sont toutes situées dans la Chine de l'Est. Les plus importantes sont implantées dans les régions côtières, comme Shanghai (16.7 millions d’habitants (Chieng et Betbèze, 2009), un des centres financiers de la Chine et du monde, Pékin, Beijing la capitale (12 millions d’habitants, Chieng et Betbèze 2009) et Hong Kong (7 millions d’habitants, Chieng et Betbèze, 2009).
Relief
Au sud-ouest se dresse la plus haute chaîne montagneuse du monde. D’ouest en est, en commençant par l’Himalaya, on retrouve le mont Everest, le plus haut sommet qui soit (8 848 mètres) (Sélection du Reader’s Digest 2008), qui marque la frontière avec le Bhoutan, l’Inde, le Népal et le Pakistan. Ensuite, il y a les plateaux arides du Tibet qui couvrent une superficie de 2 millions de km2. Ensuite, au nord de la Chine, se trouvent diverses chaînes montagneuses et plusieurs massifs comme le Kunlun Shan et le Tianshan, de grands bassins et des plateaux qui s'étendent à l’est jusqu’aux monts Grand Xing An, Thaihang, Wushan et Xuefeng. Tout le nord-ouest de la Chine est une zone désertique et s'étend le long de la frontière Mongole jusqu’à Pékin. On y trouve l'immense désert de Gobi. Du sud au nord, montagnes, plateaux calcaires, chaînons, comme ceux des monts Qinling, tapissent le paysage. La Chine des basses altitudes, inférieures à 1 000 mètres, se développe dans l'est du pays. La majorité de la population y est concentrée. En effet, puisque le relief y est peu important, les terres sont fertiles donc, il y a peu d'obstacles aux transports et à l'économie. À partir de la vallée du Yang- Tse ou « Fleuve bleu », s'étend une vaste plaine alluviale, c’est la « plaine de la Chine du Nord». Elle se prolonge au nord-est par celle qui forme la «Chine du Nord-Est».
Hydrographie
Courbe du fleuve Jaune dans le Shanxi
La Chine compte plus de 50 000 cours d’eau (Trolliet, p.34) et est traversée par deux grands fleuves importants. D'abord, le Chang Jiang/ Yang-Tse ou «Fleuve bleu», le plus long d'Asie (5 550 kilomètres) (Chieng et Betbèze p.18) et le troisième plus long fleuve du monde. Il prend sa source dans le Qinhai et se jette dans l'océan à Shanghai. Ensuite, le «Fleuve Jaune» qui traverse le plateau de Loess. Ce sont ses sédiments qui lui valent sa couleur jaune. Il est l'un des berceaux de la civilisation chinoise et le deuxième plus long fleuve de la Chine (5 464 km) (Chieng et Betbèze p.17). Il prend lui aussi, sa source dans le Qinhai. Il traverse la Chine d'ouest en est et son embouchure se situe dans le Shandong (une province de l'est de la Chine).
Un troisième fleuve, plus petit, le Zhu Jiang est la grande artère de la Chine du Sud. À l’est de la Chine, se trouvent la mer de Bohai, la mer Jaune, la mer de Chine Orientale et la mer de Chine méridionale.
Climat Le climat dominant en Chine est tempéré, avec quatre saisons marquées par des disparités importantes et une influence forte des moussons. Au Sud, c’est un climat tropical. À l’Ouest, on trouve un climat des plus hauts plateaux tibétains, sec et aride. À l’Est, les précipitations sont plus faibles, les étés chauds mais les hivers sont marqués par des températures souvent négatives. Au Nord, c’est un climat continental froid et plus aride. Aujourd’hui, la Chine, comme plusieurs pays, est touchée par les changements climatiques.
La faune Immense et fertile, la Chine possède une faune très diversifiée. Le panda est l’animal mascotte. Ce dernier passe 16 h par jour à se nourrir et le reste du temps, il dort. Malheureusement, les pandas souffrent d’inappétence sexuelle à cause du manque d’énergie et de son anatomie, ce qui ne facilite pas la perpétuation de l’espèce. De plus, certaines pressions démographiques pèsent sur les espaces naturels qui menacent l’existence de certains animaux comme : le tigre de Chine, l’antilope du Tibet, l’éléphant, le léopard des neiges ou le tigre de Sibérie (Sélection du Reader’s Digest).
II - Histoire de La Chine
L’Histoire de la Chine s’étend sur près de 75 000 ans. Elle a été marquée par de nombreuses guerres pour le contrôle de l’ensemble du territoire, qui ont eu pour conséquences soit de la diviser soit de l’unifier. Ainsi, de nombreuses dynasties se sont succédées au fil du temps, ayant pour conséquences un développement progressif et durable ainsi que la définition du territoire officiel. C’est au début des années 1900 que l’histoire de la Chine prendra un tournant décisif, soit avec la fin du dernier Empire au pouvoir. Aujourd’hui, la Chine est dirigée par le Parti communiste.
La Chine impériale
L'histoire de la Chine impériale peut être divisée en trois grandes périodes. La première s’étend sur plus de 1 800 années (2100-250 av. J.-C.) : il s’agit de la Chine dite « ancienne » (Leclerc, 2012). Cette période est caractérisée, notamment, par les pratiques de l'exploitation minière, de l'agriculture et les débuts de la croissance démographique. Tout d'abord, en ce qui a trait à l'exploitation minière, la découverte et le travail du bronze favorisent la fabrication d’outils de meilleure qualité. Par la suite, la découverte et le travail du fer permettront l’amélioration des techniques d’irrigation pour l’agriculture, ce qui aura pour effet d'augmenter les rendements agricoles. Dès lors, la population chinoise commence à croître et de nouveaux secteurs tels que l’économie, le commerce et les sciences, prennent de plus en plus d'ampleur. Cependant, si la Chine impériale parvient à contenir les tensions interethniques à l'intérieur de son territoire, elle doit aussi pallier aux risques que représentent les «barbares» mongols et leur désir expansionniste. C’est pourquoi les travaux du premier tronçon d’une immense structure débutent : la Grande Muraille.
La seconde période, appelée « l’Empire du Milieu » (220 av. J.-C. - 1200 apr. J.-C.), se déploie au passagede nombreuses dynastie, la plus marquante étant celle des Qin (Leclerc, 2012). Notons que ce sera pendant le règne de la dynastie Qin que la civilisation chinoise portera son nom : le nom de Qin, prendra la forme en Occident de «Sin», puis «Chine» ou «Shina». Cette dynastie sera d’ailleurs à l’origine de l’unité de l’empire, menant vers un fort pouvoir centralisé. Ensuite, à cette époque, on normalise l’écriture chinoise et oblige son usage à travers le pays tout entier. De plus, on remarque au cours de cette période un vif expansionnisme territorial, qui mène à un épuisement des ressources financières. C’est alors que l’on impose au peuple des hausses d'impôts. Accablés, les paysans se révoltent, faisant place à un banditisme davantage présent. Par ailleurs, la route de la soie (routes commerciales reliant l’Asie et l’Europe), qui était sous le contrôle des Chinois (ces derniers possédaient le secret de sa fabrication[1]), permet un commerce plus actif avec les peuples d’Occident.
Suite à cette période (1200-1644) se forme une armée de nombreux Mongols (Leclerc, 2012). Elle combattra le pouvoir en place en faisant tomber la dynastie afin de prendre le contrôle. C’est alors que s'amorcent une série de conquêtes, permettant d’aboutir à la formation du plus grand Empire du monde de l’époque. Toutefois, les Chinois, insatisfaits de la situation, s'opposent de plus en plus aux Mongols, laissant régner une instabilité sur le territoire. Une révolte éclate, ce qui bouclera cette période marquante. Tout compte fait, ces derniers à leur tour vaincus, laisse place à la dynastie Ming, à qui l’on attribue une période de renaissance culturelle et économique. La Grande Muraille y fut d’ailleurs grandement développée. Pendant ce temps, on entreprend la construction de la Cité interdite, aussi appelée Palais impérial (1406-1420). Cette cité est située à Pékin, la capitale de l’Empire de l’époque considérée alors comme le centre politique et culturel. La Cité interdite est une véritable ville située dans la Cité impériale[2] . Cette dernière, servant en fait de résidence pour les différents empereurs de Chine, maintenait un accès interdit au reste de la population. La Cité interdite illustre donc l’écart qui était maintenu entre cette classe sociale privilégiée et le peuple. Au cours de cette période, plusieurs avancées permettent au peuple chinois de se tailler une place dans les grands de ce monde. « Les Quatre Inventions »[3] , c’est-à-dire l'imprimerie, la poudre à canon, la boussole et le papier auront évidemment changé le cours des choses. Des troubles internes (agitation sociale, stagnation économique, croissance démographique explosive) prennent place dans l’histoire vers 1800. Une forte pression économique provient de l’occident, celui-ci tentant d’ouvrir de plus en plus le commerce et les échanges avec la Chine. S’ensuivirent alors de nombreuses insatisfactions dans les échanges mondiaux menant, entre autres, à la guerre de l’opium en 1840[4] , la guerre franco-chinoise de 1883-1885, guerre sino-japonaise de 1894-1895, etc. De fortes hostilités avec différents groupes du monde marquent donc cette période. C’est alors que le dernier empire (dynastie Qing), vers 1900, prend fin, pour faire place à une période de réflexion, au début du XXe siècle (Leclerc, 2012). Des assemblées révolutionnaires ont lieu et c’est alors qu’un premier président est nommé, Yuan Shikai (un commandant de l’armée), pour diriger le gouvernement. Celui-ci établit une dictature de 1912-1916[5] , 1916 étant l’année de sa mort. Plusieurs Chinois étaient convaincus que de rétablir une unité nationale était préférable. L’Union soviétique et le Marxisme-léninisme s’avèrent alors des inspirations. Un Parti communiste chinois est créé en 1921 et Mao Tsé-Toung[6] est l’un de ses fondateurs.
La République Populaire de Chine Le Parti communiste, au pouvoir dès 1949, implante alors de grandes campagnes de réforme et de propagande pour étendre son pouvoir sur le territoire (alliance forte avec l’URSS, etc.). Mao Tsé-Toung, alors dirigeant, soutient l’idée qu’un développement de la collectivisation et que des contrôles plus rigides sont nécessaires. Son but : accroître la production agricole, réduire la consommation et accélérer l’industrialisation. Mao Tsé-Toung vivra toutefois un échec lorsque le soutien économique et technique de l’URSS tombe finalement. Au début des années 1960, ceux que l’on appelle les modérés et les extrémistes, au sein du régime, s’opposent. Le président tente de démontrer que les minorités présentes en Chine doivent s'assimiler à la «culture supérieure» puisqu’elles représentent une contrainte pour le parti communiste. Mao Tsé-Toung rendra l’âme en 1976. La Chine connaîtra alors, avec les réformes de Deng Xiaoping dès 1979, une «économie socialiste de marché» qui joue autant sur le bord du libre marché capitaliste que la prédominance du bien être communautaire socialiste, visant entre autre à accroître les échanges avec l’Occident afin de redresser l'économie chinoise en grande difficulté depuis le déclin continuel de l'URSS. Les années suivantes seront marquées par une forte croissance, phénomène qui se poursuivra et s’accentuera remarquablement jusqu'à aujourd'hui. Par ailleurs, une nouvelle Constitution est adoptée en 1982 et permettra aux groupes minoritaires de la Chine d’être davantage considérés. Les différentes régions du territoire chinois acquièrent alors une meilleure autonomie. Toutefois, encore aujourd’hui, règnent de nombreuses inégalités sociales. Conclusion
La situation des droits de l’homme en Chine ne fait pas l’unanimité à travers le monde. Malgré les embûches de son histoire, la Chine s’établit comme l’une des grandes puissances du monde et se tient fermement debout. Toutefois, des insatisfactions se font encore sentir par les différents peuples comme le Tibet, la Mongolie intérieure, Taïwan et le Xinjiang, mais surtout dans les campagnes du pays. Il y a quelques années, la Chine s'était engagée à apporter des améliorations à son système, en ce qui a trait aux droits de l'homme. Toutefois, on suppose que le lourd passé totalitaire de la Chine ralentit cette intention. La réalité d’aujourd’hui, celle où toutes informations circulent grâce aux nouvelles technologies, permet de dénoncer cet état. Les analystes supposent que plusieurs années encore seront nécessaires pour qu’une démocratie puisse éventuellement triompher…
I - La Géographie de la Chine
La Chine est une République populaire socialiste et multinationale. C’est le troisième pays le plus grand au monde avec un territoire d’environ 9 600 000 km (Vandermeersch, p.15) situé dans la partie nord de l'Asie. Elle est délimitée par 15 000 km de frontières terrestres, partagées avec 14 pays possède une façade maritime de 14 500 km. Elle est bordée, au nord, par la Russie et la Mongolie, au nord-est, par la Russie et la Corée du Nord, à l’est, par la mer Jaune et la mer de Chine orientale, au sud, par la mer de Chine méridionale, le Vietnam, le Laos, la Birmanie, l’Inde, le Bhoutan et le Népal, à l’ouest, par le Pakistan, l’Afghanistan, le Tadjikistan et au nord-ouest, par le Kirghizistan et le Kazakhstan. La Chine possède dans ses eaux territoriales quelque 5 400 îles, dont deux vraiment importantes, Taïwan et Hainan (Chieng et Betbèze, p.6).
Villes et urbanisation
La Chine est le pays le plus peuplé du monde. On y recense aujourd’hui plus de 1.3 milliards d’habitants et celle-ci devrait atteindre, selon certaines prévisions, 1.5 milliard d'habitants vers 2033 (Chieng et Betbèze, p.8). Pendant les premières années d'existence du régime communiste, l'optimisme règne et il n'existe aucune mesure de limitation des naissances. En 1949, la Chine était déjà le pays le plus peuplé du monde et avoir beaucoup d’enfants était une bonne chose pour la politique nataliste de l’époque. Dès 1953, devant l'ampleur de la croissance démographique, les communistes sont contraints de prendre les premières mesures de freinage. En 1980, la politique de l’enfant unique limite la croissance de la population, «évitant» ainsi 400 millions de naissances (Chieng et Betbèze, p.8).
Aujourd’hui, alors que dans les campagnes chinoises le développement semble s’être interrompu, les plus grandes agglomérations se sont soudainement transformées en métropoles de plusieurs millions d’habitants. Près de 50 villes chinoises dépassent le million d’habitants. Les grandes villes sont toutes situées dans la Chine de l'Est. Les plus importantes sont implantées dans les régions côtières, comme Shanghai (16.7 millions d’habitants (Chieng et Betbèze, 2009), un des centres financiers de la Chine et du monde, Pékin, Beijing la capitale (12 millions d’habitants, Chieng et Betbèze 2009) et Hong Kong (7 millions d’habitants, Chieng et Betbèze, 2009).
Relief
Au sud-ouest se dresse la plus haute chaîne montagneuse du monde. D’ouest en est, en commençant par l’Himalaya, on retrouve le mont Everest, le plus haut sommet qui soit (8 848 mètres) (Sélection du Reader’s Digest 2008), qui marque la frontière avec le Bhoutan, l’Inde, le Népal et le Pakistan. Ensuite, il y a les plateaux arides du Tibet qui couvrent une superficie de 2 millions de km2. Ensuite, au nord de la Chine, se trouvent diverses chaînes montagneuses et plusieurs massifs comme le Kunlun Shan et le Tianshan, de grands bassins et des plateaux qui s'étendent à l’est jusqu’aux monts Grand Xing An, Thaihang, Wushan et Xuefeng. Tout le nord-ouest de la Chine est une zone désertique et s'étend le long de la frontière Mongole jusqu’à Pékin. On y trouve l'immense désert de Gobi. Du sud au nord, montagnes, plateaux calcaires, chaînons, comme ceux des monts Qinling, tapissent le paysage. La Chine des basses altitudes, inférieures à 1 000 mètres, se développe dans l'est du pays. La majorité de la population y est concentrée. En effet, puisque le relief y est peu important, les terres sont fertiles donc, il y a peu d'obstacles aux transports et à l'économie. À partir de la vallée du Yang- Tse ou « Fleuve bleu », s'étend une vaste plaine alluviale, c’est la « plaine de la Chine du Nord». Elle se prolonge au nord-est par celle qui forme la «Chine du Nord-Est».
Hydrographie
Ensuite, le «Fleuve Jaune» qui traverse le plateau de Loess. Ce sont ses sédiments qui lui valent sa couleur jaune. Il est l'un des berceaux de la civilisation chinoise et le deuxième plus long fleuve de la Chine (5 464 km) (Chieng et Betbèze p.17). Il prend lui aussi, sa source dans le Qinhai. Il traverse la Chine d'ouest en est et son embouchure se situe dans le Shandong (une province de l'est de la Chine).
Un troisième fleuve, plus petit, le Zhu Jiang est la grande artère de la Chine du Sud. À l’est de la Chine, se trouvent la mer de Bohai, la mer Jaune, la mer de Chine Orientale et la mer de Chine méridionale.
Climat
Le climat dominant en Chine est tempéré, avec quatre saisons marquées par des disparités importantes et une influence forte des moussons. Au Sud, c’est un climat tropical. À l’Ouest, on trouve un climat des plus hauts plateaux tibétains, sec et aride. À l’Est, les précipitations sont plus faibles, les étés chauds mais les hivers sont marqués par des températures souvent négatives. Au Nord, c’est un climat continental froid et plus aride. Aujourd’hui, la Chine, comme plusieurs pays, est touchée par les changements climatiques.
La faune
Immense et fertile, la Chine possède une faune très diversifiée. Le panda est l’animal mascotte. Ce dernier passe 16 h par jour à se nourrir et le reste du temps, il dort. Malheureusement, les pandas souffrent d’inappétence sexuelle à cause du manque d’énergie et de son anatomie, ce qui ne facilite pas la perpétuation de l’espèce. De plus, certaines pressions démographiques pèsent sur les espaces naturels qui menacent l’existence de certains animaux comme : le tigre de Chine, l’antilope du Tibet, l’éléphant, le léopard des neiges ou le tigre de Sibérie (Sélection du Reader’s Digest).
II - Histoire de La Chine
L’Histoire de la Chine s’étend sur près de 75 000 ans. Elle a été marquée par de nombreuses guerres pour le contrôle de l’ensemble du territoire, qui ont eu pour conséquences soit de la diviser soit de l’unifier. Ainsi, de nombreuses dynasties se sont succédées au fil du temps, ayant pour conséquences un développement progressif et durable ainsi que la définition du territoire officiel. C’est au début des années 1900 que l’histoire de la Chine prendra un tournant décisif, soit avec la fin du dernier Empire au pouvoir. Aujourd’hui, la Chine est dirigée par le Parti communiste.
La Chine impériale
L'histoire de la Chine impériale peut être divisée en trois grandes périodes. La première s’étend sur plus de 1 800 années (2100-250 av. J.-C.) : il s’agit de la Chine dite « ancienne » (Leclerc, 2012). Cette période est caractérisée, notamment, par les pratiques de l'exploitation minière, de l'agriculture et les débuts de la croissance démographique. Tout d'abord, en ce qui a trait à l'exploitation minière, la découverte et le travail du bronze favorisent la fabrication d’outils de meilleure qualité. Par la suite, la découverte et le travail du fer permettront l’amélioration des techniques d’irrigation pour l’agriculture, ce qui aura pour effet d'augmenter les rendements agricoles. Dès lors, la population chinoise commence à croître et de nouveaux secteurs tels que l’économie, le commerce et les sciences, prennent de plus en plus d'ampleur. Cependant, si la Chine impériale parvient à contenir les tensions interethniques à l'intérieur de son territoire, elle doit aussi pallier aux risques que représentent les «barbares» mongols et leur désir expansionniste. C’est pourquoi les travaux du premier tronçon d’une immense structure débutent : la Grande Muraille.
Pendant ce temps, on entreprend la construction de la Cité interdite, aussi appelée Palais impérial (1406-1420). Cette cité est située à Pékin, la capitale de l’Empire de l’époque considérée alors comme le centre politique et culturel. La Cité interdite est une véritable ville située dans la Cité impériale[2] . Cette dernière, servant en fait de résidence pour les différents empereurs de Chine, maintenait un accès interdit au reste de la population. La Cité interdite illustre donc l’écart qui était maintenu entre cette classe sociale privilégiée et le peuple.
La République Populaire de Chine
Le Parti communiste, au pouvoir dès 1949, implante alors de grandes campagnes de réforme et de propagande pour étendre son pouvoir sur le territoire (alliance forte avec l’URSS, etc.). Mao Tsé-Toung, alors dirigeant, soutient l’idée qu’un développement de la collectivisation et que des contrôles plus rigides sont nécessaires. Son but : accroître la production agricole, réduire la consommation et accélérer l’industrialisation. Mao Tsé-Toung vivra toutefois un échec lorsque le soutien économique et technique de l’URSS tombe finalement. Au début des années 1960, ceux que l’on appelle les modérés et les extrémistes, au sein du régime, s’opposent. Le président tente de démontrer que les minorités présentes en Chine doivent s'assimiler à la «culture supérieure» puisqu’elles représentent une contrainte pour le parti communiste. Mao Tsé-Toung rendra l’âme en 1976. La Chine connaîtra alors, avec les réformes de Deng Xiaoping dès 1979, une «économie socialiste de marché» qui joue autant sur le bord du libre marché capitaliste que la prédominance du bien être communautaire socialiste, visant entre autre à accroître les échanges avec l’Occident afin de redresser l'économie chinoise en grande difficulté depuis le déclin continuel de l'URSS. Les années suivantes seront marquées par une forte croissance, phénomène qui se poursuivra et s’accentuera remarquablement jusqu'à aujourd'hui. Par ailleurs, une nouvelle Constitution est adoptée en 1982 et permettra aux groupes minoritaires de la Chine d’être davantage considérés. Les différentes régions du territoire chinois acquièrent alors une meilleure autonomie. Toutefois, encore aujourd’hui, règnent de nombreuses inégalités sociales.
Conclusion
La situation des droits de l’homme en Chine ne fait pas l’unanimité à travers le monde. Malgré les embûches de son histoire, la Chine s’établit comme l’une des grandes puissances du monde et se tient fermement debout. Toutefois, des insatisfactions se font encore sentir par les différents peuples comme le Tibet, la Mongolie intérieure, Taïwan et le Xinjiang, mais surtout dans les campagnes du pays. Il y a quelques années, la Chine s'était engagée à apporter des améliorations à son système, en ce qui a trait aux droits de l'homme. Toutefois, on suppose que le lourd passé totalitaire de la Chine ralentit cette intention. La réalité d’aujourd’hui, celle où toutes informations circulent grâce aux nouvelles technologies, permet de dénoncer cet état. Les analystes supposent que plusieurs années encore seront nécessaires pour qu’une démocratie puisse éventuellement triompher…